Chronique
Interview de Charles le Téméraire Comte de Bourgogne de 1467 à 1477

Monseigneur, nous vous remercions d’abord pour l’honneur que vous nous faites d’avoir accepté de répondre à nos questions.
Vous étiez Grand Duc d’Occident et Comte de Bourgogne, comment parleriez-vous de la Franche-Comté ?
J’adorais la musique et les arts, à Gorinchem je joutais avec la mer sur mon navire, je ne suis donc point insensible à un paysage. Dans mes souvenirs la Franche-Comté est une terre de profondes forêts, un pays de l’eau. Ses habitants sont pudiques, pour l’essentiel sincères. Je souscris volontiers à l’opinion de mon arrière petit-fils Charles Quint, il reprit ma propre formule « le verger d’honneur », de nombreux comtois nobles ou roturiers restèrent à mes côtés dans les pires épreuves ou demeurèrent fidèles à ma fille Marie.
Nous allons narrer nous guides, votre histoire auprès de gens a posteriori et avec plusieurs siècles de différence. Cela vous gêne-t-il ?
Non, bien au contraire. Je passe dans l’imaginaire pour un prince violent et chimérique, je le fus parfois, on oublie que mon premier surnom était « le travaillant ». Ensuite que des guides franc-comtois le fassent m’apparaît normal, j’ai passé l’essentiel de l’année 1476 en Comté, à Besançon, Salins ou La Rivière. On parlera ainsi de l’épopée des Ducs Valois ailleurs qu’en Bourgogne.
Auriez-vous des lieux à conseiller à des visiteurs ?
J’avoue que les affaires militaires et politiques m’occupèrent grandement… Je dirai toutefois le Val de Mièges et l’église de ce même village. Il y a Dole et Poligny où subsistent encore quelques témoignages de la grandeur des Etats bourguignons.
Une dernière remarque Monseigneur ?
A cela je répondrai par deux réflexions. Primo « Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre », il faut le faire voilà tout. Enfin en vous voyant vous lancer dans cette aventure, me vient le souvenir de ma devise peinte sur les étendards de guerre « Je l’ay emprins » (je l’ai entrepris), alors que bien en advienne.
Légende dessin D'après le portrait de Charles le Téméraire de Rogier Van der Weyden

